Kinshasa, 27 février 2025- L’affaire de la confiscation du passeport de Mgr Donatien Nshole continue de susciter des réactions indignées au sein de la classe politique et religieuse. Pendant plus d’une heure, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a été retenu par les services de la Direction générale de migration (DGM), un incident qui a provoqué une vive polémique.
Parmi les premières voix à dénoncer cet acte, l’opposant congolais Martin Fayulu n’a pas mâché ses mots. “La confiscation du passeport de Mgr Nshole constitue une forme de torture morale intolérable et injustifiable. Il est impératif de respecter les droits et libertés fondamentales des Congolais, sans exception. Cette atteinte à la dignité humaine exige une réaction immédiate”, a-t-il écrit sur son compte X, appelant à une prise de conscience face à de telles dérives.
La CENCO a également réagi avec fermeté, condamnant avec la dernière énergie ce qu’elle considère comme une grave violation de la liberté de circulation. Dans un communiqué officiel, elle a rappelé que « ce genre de provocation ne favorise pas la recherche pacifique de la paix et de la cohésion sociale », dénonçant un climat de tension qui pourrait nuire aux efforts de stabilisation du pays.
Malgré cette situation, l’Église catholique ne compte pas fléchir. Elle a réaffirmé son engagement dans l’initiative du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs. Aux côtés de l’Église du Christ au Congo (ECC), la CENCO entend poursuivre son combat pour un climat apaisé et une cohabitation pacifique entre les différentes forces vives du pays.
Cet incident relance le débat sur le respect des libertés fondamentales en RDC et la place des institutions religieuses dans la construction de la paix. Alors que les réactions continuent de fuser, beaucoup attendent des explications officielles de la part des autorités sur les motivations d’une telle action.