Kinshasa, 26 mars 2025- Réuni mardi avec les chefs des principales institutions du pays, le Président Félix Tshisekedi a fait le point sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC. Lors de cette réunion interinstitutionnelle, le rôle de la communauté internationale et des organisations régionales a été largement abordé.
S’exprimant au nom des chefs d’institutions, Vital Kamerhe a souligné l’importance du travail conjoint entre l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est) et la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), ainsi que le suivi des processus de Luanda et de Nairobi. “Nous devons capitaliser sur ces cadres de dialogue et les renforcer avec la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU”, a-t-il déclaré.
Kamerhe a qualifié l’adoption unanime de cette résolution de « victoire diplomatique », insistant sur le fait qu’elle « impose des sanctions aux forces hostiles ». Il a également salué les efforts de l’Angola dans le Processus de Luanda et affirmé que son Président, Joâo Lourenço, poursuivra ses actions en faveur de la paix en RDC en sa qualité de Président de l’Union africaine.
Félix Tshisekedi a exhorté la Première ministre et les institutions à poursuivre l’offensive diplomatique pour s’assurer de la mise en œuvre effective de cette résolution. “Il ne suffit pas d’obtenir une décision, il faut que nos partenaires l’appliquent concrètement”, a insisté le speaker de la chambre basse du parlement.
Revenant sur sa rencontre avec Paul Kagame à Doha, le chef de l’État a précisé que cette initiative ne remettait pas en cause les discussions de Luanda et Nairobi, mais qu’elle venait plutôt « renforcer les démarches entreprises ». Une mise au point destinée à dissiper toute ambiguïté sur l’approche diplomatique de la RDC.
Enfin, Kamerhe a évoqué les consultations en cours menées par le Conseil spécial du chef de l’État en matière de sécurité. “Cette initiative est une première étape vers un gouvernement d’union nationale qui devra permettre à la RDC de recouvrer son intégrité territoriale et sa souveraineté”, a-t-il conclu, insistant sur l’urgence d’une action concertée face aux défis sécuritaires du pays.