Kinshasa, 03 avril 2025- Le président de la République, Félix Tshisekedi a procédé à une vaste réorganisation au sein de la Police nationale congolaise (PNC), avec une série de nominations stratégiques visant à renforcer l’efficacité des forces de l’ordre. Ce remaniement intervient dans un contexte sécuritaire préoccupant, notamment dans l’est du pays, et traduit la volonté des autorités de redynamiser la gestion des forces de sécurité.
Parmi les changements notables, le général Blaise Kilimba Limba prend la tête de la police dans le Haut-Katanga, province stratégique du sud-est, tandis qu’à Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Israël Kantu devient le nouveau patron de la police de la capitale, assisté du commissaire divisionnaire principal Numbi Kalubi Fiston. En Ituri, où la situation sécuritaire demeure critique, le commissaire divisionnaire Lubula Sébastien est désormais en charge des opérations.
La réforme touche également des unités spécialisées. Safari Kazingufu est nommé commandant de la LENI (Légion Nationale d’Intervention), une unité d’élite de la PNC, tandis que l’UPHI (Unité de Protection des Hautes Personnalités et Institutions) sera désormais dirigée par Ngoy Sengelwa. Ces changements s’inscrivent dans une dynamique de professionnalisation et de réponse rapide aux défis sécuritaires du pays.
En parallèle, la promotion de plusieurs cadres illustre la volonté d’améliorer la gestion interne de la PNC. Ntumba Tshimanga Nicole accède au grade de commissaire divisionnaire adjoint, un rang équivalent à celui de général de brigade. De son côté, Limengo Jolie prend la tête des écoles de formation de la police, un poste clé pour garantir une formation efficace des nouvelles recrues.
L’annonce de ces nouvelles affectations intervient alors que le gouvernement congolais est sous pression pour améliorer la situation sécuritaire et rétablir l’ordre public dans plusieurs provinces en proie aux violences. Ce remaniement de la PNC marque ainsi une étape importante dans la stratégie sécuritaire de Félix Tshisekedi.
Si ces changements traduisent une volonté politique de renforcer l’efficacité des forces de l’ordre, leur véritable impact dépendra de leur mise en œuvre sur le terrain. La réussite de cette réforme reposera sur la capacité des nouveaux responsables à restaurer la confiance des citoyens et à apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires du pays.