Kinshasa, 08 juillet 2025- L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a exprimé, ce lundi à Kinshasa, son soutien à l’accord de paix récemment conclu à Washington entre la RD Congo et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis. Dans un communiqué parvenu à Enquête.cd, cette instance d’autorégulation des médias a salué cette avancée diplomatique majeure et réaffirmé son engagement à accompagner « rigoureusement » sa mise en œuvre.
Adoptant une posture proactive, l’UNPC se déclare pleinement partie prenante des retombées positives de cet accord. L’organisation souligne sa volonté de suivre chaque phase de son application, appelant à une implication vigilante et méthodique des professionnels de l’information dans le traitement de ce processus de paix.
À travers ce même communiqué, l’Union enjoint l’ensemble des journalistes exerçant en RDC — en particulier ses membres — à observer scrupuleusement le Code d’éthique et de déontologie du journaliste congolais, en insistant sur l’exactitude et la responsabilité dans la couverture des enjeux liés à cet accord. Elle préconise également l’implication d’experts sécuritaires, diplomatiques et juridiques dans les analyses médiatiques pour en garantir la profondeur et l’équilibre.
L’UNPC interpelle aussi le gouvernement congolais sur la nécessité d’inclure les journalistes dans chaque étape du processus de mise en œuvre, considérant ceux-ci comme des relais incontournables de la pédagogie publique et de la transparence. À ses membres, elle rappelle l’impératif de vérifier « scrupuleusement » leurs sources, notamment lorsqu’il s’agit des questions sensibles touchant aux groupes armés ou aux négociations en cours.
Dans le même élan, l’UNPC alerte sur la situation « préoccupante » de la presse dans certaines zones sous emprise de l’armée rwandaise et de ses supplétifs du M23. « Les journalistes congolais font face à des atteintes graves à leur sécurité et à la liberté de la presse ; un climat de terreur dans lequel toute dénonciation publique expose à des représailles immédiates », déplore-t-elle, évoquant l’autocensure forcée et l’obstruction à la libre circulation de l’information.
Enfin, l’organisation appelle les rédactions à privilégier un journalisme de paix, fondé sur l’investigation rigoureuse, l’équité et la responsabilité. Elle insiste sur l’usage de sources institutionnelles officielles pour prévenir la désinformation, tout en mettant en garde contre les dérives communautaires et les propos discriminatoires contraires à l’éthique journalistique.
