Kinshasa, 22 juillet 2025- Lors d’un point de presse tenu lundi, le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé que les représentants de la RDC retourneront à Doha, dans un délai de huit jours. Ce déplacement entre dans le cadre du processus diplomatique en cours, qui vise à aboutir à la signature d’un accord de paix avec la coalition rebelle M23-AFC.
« Dans huit jours, les représentants de la RDC et du M23-AFC retourneront à Doha. Si tout va bien, un accord de paix pourrait être signé dans les mois à venir », a affirmé le VPM Shabani, soulignant l’évolution du dialogue depuis la Déclaration de principes signée dans la capitale qatarie. Ce texte constitue, selon lui, la base des négociations en cours, même si les tensions persistent.
Jacquemain Shabani a également souligné que, malgré les nombreux efforts de médiation dans la région, le conflit n’a pas encore été résolu. Toutefois, ces démarches ont permis une meilleure compréhension des enjeux sécuritaires, géopolitiques et humanitaires liés à la crise dans l’Est du pays. L’accord de Washington, conclu récemment avec le Rwanda, représente selon lui un tournant significatif vers une résolution plus structurée du conflit.
Le Vice-premier ministre a rappelé les étapes précédentes du processus, notamment la rencontre de mars entre le président Tshisekedi et Paul Kagame à Doha, suivie de la signature d’un communiqué de cessation des hostilités avec le M23-AFC le 23 avril dernier. « Ce communiqué n’a pas été simple à obtenir, mais c’est une avancée importante. Depuis, un mécanisme de vérification a été instauré grâce à la médiation », a-t-il précisé.
Bien que la Déclaration de principes prévoyait des mesures de confiance à mettre en œuvre immédiatement, leur exécution s’est avérée difficile. « La médiation a préféré les intégrer comme principes généraux à encadrer dans l’accord final’, a expliqué Shabani. Il a aussi confirmé qu’une réunion tripartite entre la RDC, le Rwanda et le HCR est prévue, afin de traiter concrètement la question des réfugiés, enjeu majeur pour une paix durable.
Présent également à ce point de presse, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a adressé un message aux professionnels des médias. Il les a exhortés à analyser les documents en cours avec pédagogie et responsabilité. « La presse doit jouer son rôle de quatrième pouvoir et éviter de relayer le discours de l’ennemi sans la moindre vérification », a-t-il insisté.
