Kinshasa, 28 juillet 2025- Alendemain du carnage ayant coûté la vie à plus d’une quarantaine de fidèles dans une église de Komanda, en province de l’Ituri, la sphère politique congolaise continue de réagir vivement. Parmi les voix qui se sont levées figure celle de Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République et fervent opposant au régime en place, qui a sévèrement interpellé les autorités de Kinshasa.
S’exprimant sur son compte X (anciennement Twitter), Katumbi n’a pas caché son émotion. Il a condamné avec fermeté cette attaque, qu’il qualifie de « massacre d’une barbarie inqualifiable », rappelant que les victimes ont été exécutées alors qu’elles participaient à un moment de prière.
« Nous nous inclinons avec une profonde douleur devant la mémoire de nos compatriotes lâchement assassinés à Komanda », a-t-il écrit. « Nous présentons nos condoléances aux familles éplorées, à l’église et aux communautés frappées par cette barbarie », a-t-il ajouté.
Au-delà de l’émotion, l’opposant a profité de cette occasion pour dresser un réquisitoire contre le Gouvernement central. Pour lui, cette énième tragédie met en lumière le « manque total de présence de l’État » dans l’Est du pays, malgré l’instauration de l’état de siège censé rétablir l’ordre.
« Malgré l’état de siège, les ADF et autres groupes armés continuent à semer la mort sans aucune contre-offensive sérieuse », a dénoncé Katumbi. Il accuse le pouvoir en place de se préoccuper davantage de « leur maintien au pouvoir pour des fins illicites et égoïstes. »
Faisant écho aux récentes prises de position des autorités locales, Katumbi affirme que le régime a « atteint ses limites » et ne fait qu’ « abandonner la population à son triste sort. » Il exhorte à une mobilisation nationale : « Il est temps de mettre fin aux atrocités et de rétablir l’autorité de l’État… Tenons bon et continuons à nous battre, pour des jours meilleurs. »
