Kinshasa, 28 juillet 2025- Un nouveau drame vient une fois de plus endeuiller l’Est du pays. Dans la nuit du 26 au 27 juillet, un massacre d’une rare violence a été commis dans la cité de Komanda, territoire d’Irumu (province de l’Ituri). Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont confirmé l’information dimanche à travers un communiqué officiel, en imputant la responsabilité de l’attaque aux rebelles ougandais des ADF/MTM ISCAP.
Le lieutenant Jules Tshikudi Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel de l’Ituri, a précisé que plus de quarante civils ont été tués à la machette au cours d’une veillée de prière dans une église locale. D’autres fidèles ont été grièvement blessés. Ce massacre s’ajoute à une série d’attaques répétées qui continuent de viser les populations civiles dans cette région marquée par une insécurité chronique.
Alors que les forces armées congolaises et leurs partenaires de l’UPDF intensifient les opérations conjointes contre les positions rebelles dans les zones d’Irumu et de Mambasa, les ADF semblent avoir ciblé une communauté sans défense pour semer l’effroi et tenter de déstabiliser les efforts militaires en cours.
En réaction, les FARDC ont exprimé leur profonde compassion aux familles victimes et ont réitéré leur détermination à traquer les auteurs de ces actes barbares, jusqu’à leur élimination complète. Elles ont également salué la résilience des habitants face à ces violences récurrentes.
Les autorités militaires en appellent à la vigilance de la population et à une collaboration accrue avec les forces de défense. Elles demandent à ce que tout comportement ou présence suspecte soit immédiatement signalé, afin de prévenir d’autres tragédies.
Réagissant dans la soirée du 27 juillet sur son compte X (ex-Twitter), le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a fermement dénoncé l’attaque. Il a exprimé la solidarité du gouvernement envers les familles touchées et les autorités locales.
