Kinshasa, 19 août 2025- Face aux nombreuses réactions provoquées par l’annonce de la nomination d’un consul général kényan à Goma, une ville aujourd’hui sous contrôle rebelle, Nairobi a jugé nécessaire d’apporter des précisions.
Dans un communiqué rendu public ce lundi, le Premier ministre kenyan, Musalia Mudavadi, a expliqué que la désignation d’un consul ne pouvait être assimilée à l’installation immédiate d’une mission diplomatique. Il a indiqué qu’avant de prendre officiellement ses fonctions, le consul général du Kenya devra obtenir un exequatur, soit une autorisation formelle délivrée par le gouvernement congolais.
Le chef du gouvernement kényan a également rappelé que Nairobi avait procédé à l’ouverture de son consulat général à Goma dès le 1er mars 2022. À ce sujet, il a souligné que « plusieurs autres pays disposent déjà d’une représentation diplomatique dans cette ville stratégique de l’Est de la RDC ».
De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a vivement réagi à travers l’émission « Congo Telema », diffusée sur la RTNC. Selon lui, l’annonce kényane pose problème. « Comment peut-on désigner un consul général dans une ville que la communauté nationale et internationale reconnaît comme étant sous occupation illégale ? Nous évoluons dans un contexte sensible et cette attitude du gouvernement kenyan face à la crise de l’Est de la RDC ne peut qu’interroger », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient quelques jours seulement après la décision du président du Kenya de procéder à la nomination d’un consul général dans la ville de Goma, actuellement sous le contrôle du mouvement rebelle M23-AFC, appuyé par le Rwanda.
