Kinshasa, 06 septembre 2025- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réagi avec fermeté au récent rapport des Nations unies faisant état d’exactions présumées attribuées aux groupes d’autodéfense communément appelés Wazalendo.
Lors d’un point de presse tenu à Kinshasa, le porte-parole des FARDC, le Général-Major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, a tenu à clarifier la position officielle de l’armée congolaise face à ces accusations.
« Si nous collaborons avec les Wazalendo, cela ne veut pas dire que c’est nous qui les gérons » A déclaré le Général Ekenge, insistant sur la nécessité de distinguer la coopération opérationnelle de la responsabilité directe.
Selon lui, l’armée congolaise ne peut être tenue responsable des agissements individuels ou collectifs de certains groupes d’autodéfense qui se sont spontanément organisés, par patriotisme, pour soutenir les FARDC dans la lutte contre l’agression étrangère et la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda.
Le haut commandement reconnaît néanmoins que, dans un contexte de forte pression militaire exercée par le M23 et ses alliés, l’intervention des Wazalendo représente un soutien stratégique sur plusieurs fronts. Toutefois, le Général Ekenge a rappelé que ces combattants ne font pas partie des effectifs réguliers et qu’ils n’obéissent pas à la discipline militaire stricte imposée aux soldats de l’armée nationale.
« Notre mission est de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Les Wazalendo se battent pour leur patrie, mais seul l’État détient le monopole légitime de la force » a-t-il souligné.
Les FARDC ont réaffirmé leur attachement aux normes internationales en matière de droit humanitaire et de protection des civils. Le Général Ekenge a assuré que toute violation avérée des droits humains fera l’objet d’enquêtes approfondies et de sanctions appropriées, qu’elle provienne des FARDC elles-mêmes ou de forces supplétives.
Un rapport des experts des Nations unies publié récemment accuse des groupes armés opérant en collaboration ponctuelle avec les forces régulières d’être impliqués dans de graves violations des droits humains dans l’Est du pays. Ces allégations ont été fermement rejetées par les FARDC, qui dénoncent une lecture biaisée de la situation sur le terrain.
