Kinshasa, 12 septembre 2025- L’ancien diplomate américain Tibor Nagy a vivement critiqué la gestion sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC), pointant du doigt l’incapacité des Forces armées congolaises (FARDC) à protéger les populations civiles confrontées aux exactions des groupes armés actifs dans l’Est du pays.
Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), Nagy a rappelé que l’armée congolaise avait déjà subi une lourde humiliation face à la rébellion du M23. Selon lui, les mêmes soldats, parfois qualifiés ironiquement de « warriors », se révèlent aujourd’hui incapables de sécuriser les villages victimes d’attaques meurtrières attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique.
Le diplomate a également dénoncé le déplacement du président Félix Tshisekedi au Kazakhstan, alors que la partie orientale du pays continue de sombrer dans une spirale de massacres et d’instabilité.
» La priorité du chef de l’État devrait être d’être présent et d’agir sur le terrain à l’Est, plutôt que de multiplier les voyages diplomatiques à l’étranger » a-t-il souligné.
Ces critiques interviennent dans un contexte particulièrement dramatique. Selon l’agence de presse américaine Associated Press (AP), le bilan des deux récentes attaques perpétrées par des rebelles affiliés à l’État islamique dans la région a fortement grimpé, mettant en lumière la vulnérabilité persistante des populations civiles et la faiblesse des dispositifs sécuritaires en place.
Alors que les pressions internationales s’accentuent, Kinshasa se retrouve confrontée à l’urgence de redéfinir sa stratégie militaire et politique pour ramener la stabilité à l’Est et restaurer la confiance d’une population meurtrie par des années de violences récurrentes.
