Kinshasa, 15 septembre 2025- A trois ans, et tois mois, soit 36 mois de la fin de son second mandat, le président de la République, Félix Tshisekedi est entrain de faire signer la charte de fidélité aux sociétaires de l’Union sacrée alors que logiquement il devrait se préoccuper de désigner un dauphin.
Partisan des théories de Machiavel, pour lui, tous les moyens sont bons pour se maintenir au pouvoir au delà de 2028.
Pour le moment, il a opté pour :
- Le refus d’organiser un dialogue avec les protagonistes de la crise politique et sécuritaire en cours.
Alors que la situation du pays est aujourd’hui préoccupante, Tshisekedi s’oppose à tout dialogue avec les protagonistes de la crise sécuritaire et politique en cours puisque :
- D’un côté,
Il évite que la question du respect de la Constitution, et principalement de la limitation de nombre de mandats du président de la République ne soit actée.
- Et de l’autre,
Il n’est pas prêt d’accepter une transition politique avec ses adversaires, ni même de céder le fauteuil présidentiel en 2028.
Pour lui, un dialogue politique ne peut être envisagé qu’à la fin de son mandat.
- Le projet de la révision constitutionnelle
Félix Tshisekedi tient toujours à son projet de la révision constitutionnelle.
Sinon, comment pouvez-vous expliquer le fait qu’il fasse signer aujourd’hui, à 36 mois de la fin de son second mandat, la Charte de fidélité de l’Union sacrée à ses membres ?
Aussi, la pétition en cours visant principalement le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe participe à la stratégie de la révision constitutionnelle du président Tshisekedi.
Stratégiquement, il refuse d’avoir un président de l’assemblée nationale qui ne lui est soumis à 100%, ou même un potentiel adversaire.
C’est pour cette raison que l’assemblée nationale ne bénéficie pas des frais de fonctionnement.
Et Vital Kamerhe vient de le comprendre.
C’est ainsi qu’il a signé le 12 septembre dernier à ses dépends, la Charte de fidélité au président de la République.
Et la tempête pourrait se calmer rapidement pour Kamerhe, si, Félix Tshisekedi est convaincu cette fois-ci de sa fidélité.
