Kinshasa, 08 décembre 2025- Sous un soleil pesant et une atmosphère politique tendue, le président de la République, Félix Tshisekedi est arrivé, ce lundi, devant le Congrès réuni en session extraordinaire. Dans la salle, le silence était lourd, et chacun attendait sa prise de parole face à la crise qui continue de ravager l’Est du pays.
Dès les premières minutes, le chef de l’État a affiché une détermination inhabituelle, en fixant clairement ses priorités. Sur le terrain, les équipes de sécurité ont renforcé le dispositif, signe que la sensibilité du moment était parfaitement mesurée.
La déclaration la plus marquante concerne le départ des forces étrangères encore présentes en RDC. Le président n’a laissé aucune zone grise, notamment le retrait devra être total, contrôlable et sans ambiguïté, qu’elles opèrent « officiellement ou de manière dissimulée », a-t-il martelé.
Sur place, les membres du Congrès ont pris des notes à mesure qu’il détaillait d’autres axes, notamment l’assèchement des circuits financiers et logistiques qui alimentent la violence dans l’Est. Il a insisté sur l’exploitation illégale de l’or, du coltan et du cobalt, décrivant ces ressources comme un moteur clandestin de la guerre.
Le chef de l’État a également évoqué la situation dramatique des civils, rappelant que leur protection et l’accès sécurisé à l’aide humanitaire constituent, selon lui, des conditions incontournables pour restaurer la paix et la dignité dans les zones meurtries.
Entre les rangs, on sentait que ses mots portaient. Félix Tshisekedi a appelé à une mobilisation nationale et à une coopération internationale renforcée, espérant que les engagements pris se traduiront enfin par des actions visibles sur le terrain.
D’autres passages de son discours ont visé directement les interrogations soulevées par les récents accords signés avec le Rwanda. Face aux regards attentifs des parlementaires, il a tenu à clarifier : « Ces accords ne consacrent aucune forme de partage de notre souveraineté », a déclaré le chef de l’État, ferme et sans hésitation.
Il a ensuite apporté trois précisions cruciales, en l’occurence aucune revendication territoriale d’un pays étranger n’est reconnue, aucune mise sous tutelle des ressources congolaises n’est prévue, et aucune amnistie déguisée pour les crimes commis contre les Congolais n’est contenue dans ces documents.
Avant de conclure, Félix Tshisekedi s’est voulu catégorique sur la dimension judiciaire : la justice, a-t-il promis, suivra son cours « jusqu’au bout et sans complaisance », rappelant que la RDC assume pleinement ces accords dans le respect strict de sa souveraineté ainsi que des droits des victimes.
