Lubumbashi, 18 décembre 2025-
La route nationale n°1, axe stratégique Lubumbashi–Kasumbalesa, a fortement été perturbée depuis le vendredi 18 décembre 2025 à la suite d’une grève déclenchée par les transporteurs routiers. À l’origine de ce mouvement, l’instauration d’un nouveau prélèvement de 100 dollars américains au poste de contrôle de Kanyaka, décidée par le, vice-gouverneur Martin Kazembe jouant l’intérim du gouverneur empêché.
Depuis près de trois jours, des centaines de camions et véhicules de transport de marchandises sont immobilisés sur cet axe vital pour le commerce transfrontalier entre la République démocratique du Congo et la Zambie. Les transporteurs dénoncent la multiplication des taxes, les tracasseries administratives ainsi que les abus récurrents dont ils affirment être victimes depuis quelques mois.
Cette mesure fait suite à un communiqué officiel du gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula, annonçant l’installation d’un poste de contrôle par scanner au site de Kanyaka, sur la RN1, dans le cadre de la prétendue application des arrêtés interministériels relatifs au Programme de contrôle de la production et de la commercialisation des bois et autres substances.
Cette grève déclenchée a également provoqué le retour des embouteillages sur les axes de Kasumbalesa et Likasi, un problème auparavant résorbé. La circulation y est devenue extrêmement difficile avec des conséquences sur la mobilité et l’approvisionnement.
Les transporteurs s’interrogent par ailleurs sur la pertinence de ce nouveau dispositif, soulignant que la DGDA dispose déjà d’un scanner opérationnel au poste de WISKI, situé sur le même corridor. Ils estiment que cette nouvelle perception financière constitue une charge supplémentaire injustifiée.
Face à cette situation, les grévistes appellent les autorités provinciales à reconsidérer la décision, avertissant que la poursuite du blocage pourrait affecter durablement l’économie provinciale et nationale. En attendant une issue, le trafic reste fortement perturbé sur l’axe Lubumbashi–Kasumbalesa en cette période de festivités.
Cette affaire vient renforcer les critiques récurrentes visant Martin Kazembe Shula, déjà cité par plusieurs, pour des pratiques jugées opaques dans la gestion de certains secteurs provinciaux. Des acteurs économiques évoquent des magouilles systématiques, marquées par la création de taxes controversées, le manque de transparence dans la perception des fonds et des décisions administratives soupçonnées de servir des intérêts privés.
