Kinshasa, 20 décembre 2025- Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé le mandat de la MONUSCO, actant de fait une pause dans le désengagement progressif initialement annoncé. Le retrait de la mission reste conditionné au renforcement effectif et simultané des capacités et de l’autorité de l’État congolais, une condition qui n’est toujours pas remplie dans l’est de la République démocratique du Congo.
La reprise des combats, la dégradation de la situation humanitaire et l’augmentation des déplacements forcés ont rendu impossible toute réduction significative de la présence onusienne.
La MONUSCO maintient ainsi ses principales opérations au Nord-Kivu et en Ituri, tout en étant autorisée à mener des activités de surveillance liées au cessez-le-feu au Sud-Kivu.
Sur le terrain, la mission est chargée de la protection des civils et de l’appui aux forces congolaises, sous réserve du respect strict du droit international humanitaire. Toute assistance aux opérations conjointes qui ne respecterait pas la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme des Nations Unies pourra être suspendue.
La résolution soutient les efforts de médiation régionaux et internationaux, de Luanda à Nairobi, de Washington à Doha, et réaffirme le rôle central de l’Union africaine. Elle autorise également l’appui de la MONUSCO à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent, à condition qu’il soit effectivement appliqué sur le terrain.
Le Conseil de sécurité insiste enfin sur la nécessité pour la mission de renforcer sa communication afin d’expliquer son mandat et de contrer les campagnes de désinformation. Malgré son retrait du Sud-Kivu, la MONUSCO compte encore près de 10 000 Casques bleus et plus de 1 000 officiers de police, déployés principalement au Nord-Kivu et en Ituri, où plusieurs groupes armés restent actifs.
