Kinshasa, 27 décembre 2025- L’activiste Byaruhanga Mughera a dénoncé, dans un communiqué publié ce vendredi, des actes graves présumés commis contre des civils en Ituri, qu’il attribue aux animateurs de l’état de siège, notamment aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) placées sous le commandement du gouverneur militaire Luboya Kashama.
Selon un communiqué publié ce samedi, des éléments militaires seraient impliqués dans des attaques contre les habitants des localités de Dhego, Mbidjo, Dala, Lalu et Bule, avant de les accuser à tort d’appartenance à des groupes rebelles.
La situation est qualifiée de grave dérive sécuritaire, traduisant, selon l’auteur du communiqué, une inversion préoccupante de la mission régalienne des forces armées, censées assurer la protection des civils et de leurs biens.
Cette dénonciation a été officiellement adressée à plusieurs instances nationales et internationales, notamment la Présidence de la République, la Cour pénale internationale (CPI), le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, la SADC, ainsi qu’à diverses organisations de défense des droits humains.
L’activiste réclame l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de traduire en justice les auteurs présumés de ces actes.
Ce cri d’alerte résonne comme un appel urgent à la communauté nationale et internationale pour mettre fin à l’impunité et œuvrer au rétablissement de la confiance entre les populations locales et les institutions sécuritaires dans une région meurtrie par des années de violences ararmée