Kinshasa, 3 janvier 2026- Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a appelé à un dialogue sincère comme voie privilégiée pour bâtir un vivre-ensemble harmonieux en République démocratique du Congo. Il s’est exprimé vendredi lors d’une interview accordée à Radio Vatican, en marge du message du pape Léon XIV à l’occasion de la 49ᵉ Journée mondiale pour la paix.
Dans ses propos, le cardinal Ambongo a souligné la cohérence et la profondeur du message du souverain pontife, centré sur la notion d’une « paix désarmée et désarmante ».
Selon lui, cette vision rompt avec les logiques de confrontation et de violence qui dominent souvent les relations humaines et politiques.
« La vraie paix ne se construit pas au bout des fusils et des canons », a-t-il insisté, rappelant qu’elle est avant tout un processus fondé sur l’écoute, l’échange et la reconnaissance mutuelle.
Pour le prélat congolais, le dialogue constitue l’outil essentiel permettant à des personnes ou à des groupes aux points de vue divergents de se rencontrer, de se comprendre et de rechercher des compromis. Cette démarche, a-t-il expliqué, est la seule capable de garantir une cohabitation pacifique et durable au sein des sociétés marquées par des tensions et des divisions.
Le cardinal Ambongo a également mis en contraste cette approche avec une vision largement répandue dans le monde contemporain, résumée par l’adage selon lequel « qui veut la paix, prépare la guerre ». À l’inverse, a-t-il affirmé, la paix véritable est « désarmante » parce qu’elle mise sur la force du dialogue plutôt que sur celle des armes.
À travers cet appel, l’archevêque de Kinshasa a réaffirmé le rôle de l’Église comme acteur moral et spirituel engagé dans la promotion de la paix, de la réconciliation et du vivre-ensemble, tant en RDC que dans le reste du monde.
Le mouvement rebelle M23 affirme lui aussi privilégier l’option du dialogue pour sortir de la crise. Toutefois, le gouvernement de Kinshasa demeure inflexible et rejette toute discussion avec ce groupe armé, qu’il considère comme l’un des principaux responsables de l’instabilité et des violences dans l’est du pays.
