Kinshasa, 5 janvier 2026- Le ministre burundais des affaires étrangères a accusé le Rwanda d’avoir mené des essais nucléaires sans qu’aucune mesure internationale ne soit prise à son encontre.
Des propos lourds de sens, formulés dans un contexte de fortes crispations régionales, alors que Kigali est régulièrement accusé de soutenir activement la rébellion du M23 opérant dans l’est de la RDC.
Selon le ministre Bizimana, ces actes présumés s’inscrivent dans une dynamique plus large de violations répétées des accords internationaux, notamment l’accord dit de Washington Post, censé encadrer les engagements régionaux pour la stabilité dans l’est congolais.
Il estime que, malgré ces engagements, le Rwanda continue de s’emparer de territoires congolais par le biais du M23, aggravant ainsi l’insécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le ministre burundais a également mis en cause le rôle du Qatar, qu’il accuse d’exercer une influence diplomatique destinée à dissuader les États-Unis d’agir fermement contre Kigali. Une accusation qui, si elle n’est pas étayée publiquement par des preuves, traduit néanmoins la frustration croissante de certains États de la région face à ce qu’ils perçoivent comme une forme d’impunité internationale.
Ces déclarations interviennent alors que la communauté internationale multiplie les appels à la désescalade, sans toutefois parvenir à freiner l’avancée du M23 ni à instaurer une paix durable dans l’est de la RDC. Kinshasa, de son côté, continue de dénoncer le soutien militaire et logistique du Rwanda aux rebelles, accusations régulièrement rejetées par Kigali.
Dans un climat régional de plus en plus tendu, les propos du ministre burundais risquent d’alimenter davantage la crise diplomatique et de relancer le débat sur l’efficacité des mécanismes internationaux de prévention des conflits dans la région des Grands Lacs.
