Kinshasa, 16 Janvier 2026- Un groupe de 23 députés britanniques, représentant plusieurs partis politiques dont les Travaillistes, les Libéraux-démocrates, les Verts et le Plaid Cymru, a récemment signé une motion inhabituelle et très médiatisée.
Cette motion appelle les organisations sportives internationales, en particulier la FIFA, à envisager l’exclusion des États-Unis de Donald Trump de leurs grandes compétitions, notamment la Coupe du monde de football 2026 qu’ils co-organisent avec le Canada et le Mexique.
Selon, les informations recueillies par FootMercato, les parlementaires estiment que les actions politiques et militaires récentes de l’administration Trump, notamment des interventions en Amérique latine et en Afrique, démontrent selon eux un manque de respect du droit international.
Ils jugent que laisser les États-Unis accueillir ou participer à des événements sportifs d’envergure sans conséquence pourrait normaliser ces politiques.
La motion, déposée en dehors des procédures parlementaires officielles, souhaite exercer une pression sur les instances sportives pour qu’elles reconsidèrent la participation et le rôle des États-Unis dans ces compétitions. Une partie des députés évoque même la possibilité de retirer l’événement des États-Unis ou de bloquer la participation américaine tant que le pays n’aurait pas démontré un respect clair du droit international et de la souveraineté des autres nations.
Selon les signataires, les grandes compétitions sportives ne devraient pas servir à légitimer une politique étrangère controversée. Ils dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une instrumentalisation de ces événements à des fins politiques, voire diplomatiques.
De leur côté, des critiques soulignent que une telle exclusion des États-Unis serait sans précédent dans le monde du football moderne.
La Coupe du monde 2026 se prépare activement, avec des infrastructures déjà construites ou en cours de finalisation aux États-Unis, au Canada et au Mexique, ce qui rendrait tout changement de plan organisationnel extrêmement complexe à seulement quelques mois du début de la compétition.
La FIFA et les autres fédérations sportives n’ont pas encore fait de déclaration officielle en réponse à cette motion. La Maison Blanche, quant à elle, n’a pas non plus répondu publiquement à ces appels à l’exclusion.
La proposition met en lumière le débat plus large autour de la politisation du sport et de l’impact des politiques nationales sur les événements sportifs internationaux, à un moment où les tensions géopolitiques sont particulièrement vives à l’approche de 2026.
