Kinshasa, 17 janvier 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir infligé de lourdes pertes à la coalition RDF/M23-AFC au terme de deux jours de combats intenses dans l’est du pays.
Dans un communiqué de guerre publié ce jeudi 16 janvier 2026, le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud au Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, affirme que 180 combattants ennemis ont été neutralisés lors d’affrontements survenus dans les localités de Kalundu et Katongo, en territoire d’Uvira, ainsi qu’à Tuwetuwe, en territoire de Fizi.
Selon la même source, ces combats ont également conduit à la reddition de 22 éléments rebelles à Makobola, tandis que huit autres ont été capturés à Kigongo. Les forces loyalistes indiquent avoir mis la main sur un important arsenal militaire abandonné par l’ennemi, comprenant notamment deux lance-roquettes RPG-7, une arme de 107 mm, des mortiers de 82 mm et de 120 mm, ainsi qu’une mitrailleuse lourde de calibre 12,7 mm.
Les FARDC assurent par ailleurs conserver le contrôle total de plusieurs positions jugées stratégiques, notamment Tuwetuwe, Point-Zéro et les collines environnantes. Cette maîtrise du terrain interviendrait malgré les offensives répétées menées par la coalition adverse, que l’armée congolaise accuse d’être soutenue directement par l’armée rwandaise et des groupes armés affiliés, dont Twirwaneho.
Dans le même communiqué, les autorités militaires congolaises dénoncent la présence persistante de militaires rwandais dans la ville d’Uvira. Kinshasa qualifie d’« ironique » l’annonce d’un prétendu retrait des forces de l’AFC/M23, estimant que cette déclaration contraste avec la réalité observée sur le terrain.
L’armée congolaise accuse ces éléments étrangers d’être impliqués dans des actes de pillage, de vol et de violences sexuelles perpétrés dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, situés respectivement dans les communes de Kalundu et Mulongwe, au cours de la nuit du 14 au 15 janvier.
Face à cette situation, les FARDC appellent la population civile à la vigilance tout en réaffirmant leur détermination à restaurer l’autorité de l’État.
Elles promettent une libération imminente de la ville d’Uvira, dans un contexte marqué par un cessez-le-feu jugé fragile et par des initiatives diplomatiques régionales visant à désamorcer les tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo.
