Kinshasa, 21 Janvier 2026- Le Président américain Donald Trump a provoqué une vive controverse après ses déclarations particulièrement virulentes visant des immigrants en situation irrégulière aux États-Unis, parmi lesquels il a explicitement cité des ressortissants de la République démocratique du Congo.
« Ce sont parmi les personnes les plus vicieuses au monde. Ils viennent du Congo. Des prisons… Je connais le Congo, car j’ai mis fin à la guerre contre le Congo et le Rwanda. Un groupe dur. Un groupe très dur. Ils viennent des prisons du Congo », a déclaré Donald Trump.
Ces propos, tenus dans le cadre de son discours sur l’immigration et la sécurité intérieure, ont rapidement suscité de nombreuses réactions, tant aux États-Unis qu’en Afrique.
Ils sont jugés stigmatisants, inexacts et offensants par plusieurs observateurs, qui dénoncent une assimilation abusive entre immigration, criminalité et origine nationale.
Sur le plan diplomatique, ces déclarations risquent de tendre davantage les relations entre Washington et Kinshasa, alors même que les États-Unis se présentent comme un partenaire clé de la RDC dans les domaines de la sécurité régionale, de la gouvernance et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle Donald Trump aurait mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda est largement contestée par les analystes, les conflits armés et les tensions régionales demeurant persistants dans l’Est de la RDC.
À Kinshasa, comme au sein de la diaspora congolaise, ces propos sont perçus comme une atteinte à la dignité du peuple congolais et relancent le débat sur la perception de l’Afrique et des africains dans le discours politique occidental, notamment en période électorale.
