Kinshasa, 21 Janvier 2026- Un nouveau scandale financier éclabousse le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Sur les 325 millions de dollars américains versés par l’Ouganda à la République démocratique du Congo pour indemniser les victimes de la guerre de Kisangani, il ne resterait plus que 157 millions USD dans les caisses du fonds.
L’alerte a été faite par le rapporteur du FRIVAO, qui révèle qu’une part substantielle des fonds aurait été utilisée de manière abusive, sans justification claire ni transparence suffisante.
Cette situation laisse planer de lourds soupçons de mauvaise gestion, voire de détournement, au détriment des victimes pourtant bénéficiaires légitimes de ces réparations historiques.
Ces révélations provoquent une vive indignation, notamment à Kisangani, où des milliers de victimes attendent toujours une indemnisation effective pour les préjudices subis lors des affrontements armés entre les armées rwandaise et ougandaise en juin 2000. Pour beaucoup, ces fonds représentaient un espoir de réparation morale et matérielle après des années de souffrance.
Face à la gravité des faits, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un audit indépendant et approfondi de la gestion du FRIVAO, l’établissement des responsabilités administratives et pénales mais également la garantie que les fonds restants soient exclusivement destinés aux victimes, conformément à leur vocation initiale.
Ce dossier, hautement sensible, relance le débat sur la gouvernance des fonds publics et para-publics en RDC, ainsi que sur la capacité des institutions à protéger les intérêts des citoyens les plus vulnérables. Pour les victimes de Kisangani, la vérité et la justice ne peuvent plus attendre.
