Kinshasa, 22 janvier 2026- Un groupe de Banyamulenge a été déporté sous menace de mort de la ville d’Uvira vers Kamanyola, dans le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
D’après Kamanzi Kibibi, notable de cette communauté et ancien vice-ministre, le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs de l’Alliance des Forces pour le Changement-M23 (AFC-M23) de la ville d’Uvira a été marqué par des actes de pillage et par la déportation forcée de plusieurs Banyamulenge.
Ce dernier révéle que les auteurs ont justifié leur action en évoquant des raisons d’insécurité, affirmant que cette communauté serait menacée par d’autres groupes locaux.
« Le retrait des troupes rwandaises avec leurs supplétifs de l’AFC-M23 de la ville d’Uvira était marqué, non seulement par des actes de pillage, mais aussi par la déportation d’un groupe des personnes appartenant à la communauté Banyamulenge, en évoquant des raisons d’insécurité dont ils seraient victimes de la part d’autres communautés locales », a insisté l’ancien membre du gouvernement provincial du Sud-Kivu, président du parti politique Convention des Nationalistes Patriotes pour un Congo Émergent (CNPCE).
Ce dernier a aussi rejeté la justification avancée par la coalition de l’armée rwandaise et du M23-AFC, qualifiant la déportation d’illégale et coercitive, et soulignant la violation des droits fondamentaux des personnes déplacées.
Par ailleurs, il appelle la communauté internationale à sanctionner le Rwanda, accusé d’être impliqué dans cette opération.
