Kinshasa, 22 Janvier 2026- Human Rights Watch (HRW) exhorte la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco) à déployer sans délai des experts en droits humains et en protection des civils à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
L’ONG recommande également une étroite collaboration avec les autorités congolaises afin de procéder à une évaluation rigoureuse des risques et à la vérification des unités de l’armée présentes sur le terrain.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, HRW estime que la situation sécuritaire à Uvira exige une réponse rapide et coordonnée de la communauté internationale.
L’organisation appelle l’Union européenne, l’Union africaine et les États-Unis à accroître leur aide humanitaire et à user de leur influence diplomatique pour pousser les gouvernements du Burundi, de la RDC et du Rwanda à faire de la protection des civils une priorité absolue.
L’ONG insiste notamment sur la nécessité de garantir un accès sans entrave aux organisations humanitaires et d’assurer le passage en toute sécurité des populations fuyant les combats.
Par ailleurs, Human Rights Watch recommande que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne et le Conseil de sécurité des Nations Unies adoptent en urgence de nouvelles sanctions ciblées contre les responsables congolais et rwandais impliqués, directement ou indirectement, dans des violations du droit international.
« La tentative du M23 de présenter son contrôle d’Uvira comme le seul moyen de garantir la sécurité de la communauté Banyamulenge semble avoir exposé les civils à davantage de violences et d’abus », a déclaré Thomas de Montjoye, chercheur principal sur la région des Grands Lacs à HRW.
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités congolaises à déployer des forces de sécurité bien formées et rigoureusement sélectionnées, à désarmer et démanteler les milices abusives, et à traduire en justice les auteurs de crimes contre les civils.
