Kinshasa, 19 février 2026- La République démocratique du Congo (RDC), la Zambie, le Mozambique, le Zimbabwe et le Botswana ont franchi une étape décisive vers l’intégration régionale en convenant de construire des postes frontaliers à arrêt unique (One Stop Border Posts – OSBP).
D’après Radio Okapi, cette décision a été prise lors d’une réunion technique organisée le mercredi 18 février à Dubaï, aux Émirats arabes unis, réunissant les représentants des cinq États africains.
L’objectif principal est de fluidifier les échanges commerciaux, réduire les délais de passage aux frontières et renforcer la coopération économique sous-régionale.
Le concept de poste frontalier à arrêt unique consiste à regrouper, dans une même infrastructure, les services douaniers et de migration des pays voisins. Les formalités sont ainsi effectuées en un seul point, évitant aux transporteurs et voyageurs de répéter les procédures de part et d’autre de la frontière.
Cette approche permet non seulement de diminuer les coûts logistiques, mais aussi de limiter la fraude et d’améliorer la traçabilité des marchandises.
Pour la RDC, engagée dans une dynamique de diversification économique et de modernisation de ses infrastructures, ce projet représente une opportunité stratégique.
Le pays, situé au cœur du continent, ambitionne de devenir un hub commercial reliant l’Afrique australe, orientale et centrale. La mise en place de ces postes frontaliers modernes pourrait stimuler les exportations, notamment dans les secteurs minier, agricole et industriel.
Du côté des partenaires régionaux, cette initiative s’inscrit dans la vision d’une Afrique plus intégrée, conformément aux objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En harmonisant les procédures et en améliorant la connectivité, les cinq pays espèrent renforcer la compétitivité de leurs économies et attirer davantage d’investissements.
Les discussions techniques ont également porté sur les mécanismes de financement, la standardisation des systèmes numériques et la coordination sécuritaire aux frontières. Les experts ont souligné l’importance d’une mise en œuvre progressive, appuyée par des partenaires techniques et financiers internationaux.
