Kinshasa, 19 février 2026- Dans plusieurs zones passées sous contrôle du mouvement rebelle M23, des sociétés privées de gardiennage sont contraintes de suspendre leurs activités face à de nouvelles exigences financières imposées par l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Selon des sources concordantes, la coalition rebelle exigerait des paiements pouvant atteindre 50 000 dollars américains pour autoriser la poursuite des opérations de sécurité privée dans les territoires concernés.
Une somme jugée exorbitante par les responsables des entreprises, qui affirment ne pas être en mesure de mobiliser de tels montants dans un contexte économique déjà fragilisé par l’instabilité sécuritaire.
Les sociétés de gardiennage jouent un rôle clé dans la protection des installations commerciales, bancaires, humanitaires et résidentielles. Leur retrait progressif ou forcé pourrait exposer davantage les biens et les personnes à des risques accrus, dans une région où la situation sécuritaire demeure volatile.
D’après les estimations des opérateurs du secteur, plus de 80 000 emplois seraient menacés, principalement occupés par des jeunes. La suspension des activités de ces entreprises pourrait ainsi accentuer le chômage et la précarité dans les zones affectées, notamment au Nord-Kivu et dans certaines parties du Sud-Kivu.
Face à cette pression, plusieurs opérateurs économiques appellent à une médiation urgente afin d’éviter l’effondrement du secteur de la sécurité privée.
Ils plaident pour un cadre de dialogue permettant de garantir la continuité des activités économiques tout en protégeant les emplois, dans un contexte déjà marqué par l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
