Kinshasa, 23 février 2026- Dans une sortie particulièrement virulente, Jean-Marc Kabund a qualifié l’occupation « flagrante » de Bukavu, de Goma et d’autres territoires stratégiques par l’armée rwandaise d’« humiliation nationale ».
Selon lui, cette situation constituerait la preuve d’un « échec cuisant » du président de la République à honorer son serment solennel de sauvegarder la souveraineté nationale.
Il a estimé que le chef de l’État aurait présidé à une « capitulation progressive » face à ce qu’il qualifie d’agression étrangère, laissant, d’après ses propos, des millions de Congolais exposés à la violence, aux déplacements forcés et à l’exploitation illicite des ressources.
L’opposant a également dénoncé ce qu’il considère de stratégie politique fondée sur des « discours vides » et des « alliances opportunistes », accusant le pouvoir en place de prioriser sa survie politique au détriment de la défense de la nation. Accorder, selon lui, une quelconque prime à cette gestion reviendrait à insulter la mémoire des victimes et à encourager la perpétuation du chaos dans l’Est du pays.
Au cours de la même intervention sur France 24, Jean-Marc Kabund a contesté la lecture sécuritaire du gouvernement, qu’il juge réductrice. Il a affirmé que le problème de l’Est ne saurait être limité à la seule rébellion du M23.
« Le gouvernement veut faire croire à l’opinion que le seul problème que nous avons à l’Est du pays s’appelle M23. C’est faux (…) Est-ce qu’il n’y a que l’AFC/M23 qui tue ? Nous disons non », a-t-il déclaré, soulignant la multiplicité des groupes armés et des acteurs impliqués dans l’insécurité persistante.
