Kinshasa, 27 février 2026- Dans un contexte » de tensions sécuritaires persistantes et de crise de confiance généralisée » l’opposant congolais Martin Fayulu plaide pour un dialogue national réellement inclusif et représentatif en République démocratique du Congo.
Selon lui, seule une démarche sincère et ouverte à toutes les composantes de la nation peut consolider la cohésion nationale, restaurer la légitimité des institutions et ouvrir la voie à une paix durable.
Il insiste sur le fait que le dialogue ne doit pas être un simple cadre de discussions entre élites politiques, mais un espace où majorité, opposition, société civile, confessions religieuses, autorités traditionnelles, femmes, jeunes, diaspora et autres forces vives peuvent s’exprimer.
L’inclusivité, souligne-t-il, ne signifie pas l’unanimité, mais l’acceptation des divergences dans un cadre pacifique et structuré.
Martin Fayulu appelle également à tirer les leçons des dialogues passés, dont plusieurs résolutions sont restées lettre morte. Pour restaurer la confiance, il préconise la transparence du processus et un engagement ferme à appliquer les décisions qui en découleront.
Sur le fond, il estime que le dialogue doit aborder les causes profondes de la crise congolaise, notamment l’intégrité territoriale et la réforme des forces de sécurité, la lutte contre la corruption, le renforcement de la justice et des droits humains, les réformes électorales en vue de 2028, la coexistence pacifique entre communautés ainsi que la stabilité régionale.
Pour lui, le dialogue doit devenir un véritable instrument de résolution des conflits et un pacte national au service du bien commun.
