Kinshasa, 27 février 2026- Alors que certaines entités urbaines du Grand Katanga sont érigées en villes malgré des lacunes criantes, Mauricette Yowari, patriote engagée surnommée « Léopard vivant », monte au créneau pour plaider en faveur de son Kipushi natal afin qu’elle obtienne un statut administratif correspondant à son potentiel réel.
Dans un entretien livré à la presse ce véndredi 26 février, Mauricette Yowari a évoqué le cas de Kasumbalesa dans le Haut-Katanga, devenue ville. Pourtant, d’après elle, Kasumbalesa présente des lacunes sur le plan infrastructurel et institutionnel.
« Qui savait que la ville de Kasumbalesa ne compte pas de communes effectives, qu’elle souffre du manque d’un hôpital général de référence et d’infrastructures adaptées depuis son érection en ville ? », s’interroge-t-elle.
Elle rappelle également que le maire de Kasumbalesa travaille directement avec les chefs de quartier et de blocs, témoignant de l’absence de structures administratives pleinement fonctionnelles.
D’un ton ferme, Mauricette Yowari estime pour sa part que le contraste avec Kipushi est frappant. Patriote engagée à défendre les intérêts de la population, Yowari porte haut la voix de son Kipushi. Elle souligne que cette localité, riche de son histoire et de son potentiel économique, mérite un cadre administratif clair.
« Kipushi, avec son histoire, son potentiel économique, ses infrastructures modernes et sa position stratégique, voit encore son statut entouré de flou. Pourtant, Kasumbalesa a été érigée en ville après des enquêtes dites minutieuses », souligne-t-elle.

Cette situation soulève une question centrale: quels critères sont réellement appliqués pour l’octroi du statut de ville, et sont-ils uniformes pour toutes les entités ?
« Il ne s’agit pas d’opposer Kasumbalesa à Kipushi, mais de plaider pour plus de clarté, d’équité et de cohérence dans les décisions administratives », insiste Mauricette Yowari. Selon elle, la population mérite transparence, stabilité institutionnelle et un cadre bien défini pour permettre un développement local harmonieux.
Par ailleurs, elle plaide aux prêts des autorités. Elle demande l’implication personnelle du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, et celle du Vice-Premier ministre de l’Intérieur afin de résoudre cette question, qu’elle qualifie « d’injustice pure et simple » car dit-elle, « Là où les enquêtes sont minutieuses, le statut tombe ; là où le potentiel est réel, le doute persiste. Kipushi mérite que son développement soit reconnu et soutenu par un cadre administratif à la hauteur de ses atouts. »

Depuis son érection en ville par l’Arrêté interministériel numéro 25 de 2018, Kasumbalesa fait l’objet de critiques pour l’effectivité de ses structures administratives et l’insuffisance de ses infrastructures, malgré l’octroi du statut de ville.
Pour plusieurs observateurs, elle demeure moins dotée en services et en organisation que Kipushi, pourtant riche de son histoire industrielle et de son potentiel économique. C’est dans ce contexte que la révolte de Mauricette Yowari prend tout son sens. Elle promet une série d’activités afin de plaider pour une équité administrative, une transparence des critères d’urbanisation et une reconnaissance du potentiel réel de Kipushi.
