Kinshasa, 3 mars 2026- Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé qu’il va renforcer les poursuites contre les infractions commises sur internet et les réseaux sociaux.
Dans un communiqué signé par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, le gouvernement rappelle que le cyberespace congolais n’est pas une zone sans loi. Les publications faites sur Facebook, TikTok, X (ex-Twitter), WhatsApp et autres plateformes doivent respecter les lois du pays.
Le ministère précise que la liberté d’expression est garantie par la Constitution. Chacun a le droit de donner son opinion, même si elle est critique ou controversée. Cependant, cette liberté ne permet pas d’insulter, de diffamer, de menacer ou de propager de fausses informations.
Sont notamment considérés comme des infractions :
la diffamation ;
la diffusion de fausses nouvelles ;
le harcèlement et les menaces ;
les injures ;
l’incitation à la haine ;
les atteintes à la vie privée ou à la dignité d’une personne.
Toute personne impliquée dans ce type de faits, qu’elle se trouve en RDC ou à l’étranger, pourra faire l’objet de poursuites conformément à la loi.
Le ministère demande aux procureurs et aux autorités judiciaires de veiller à l’application des textes en vigueur, tout en respectant les droits des personnes poursuivies. Les mesures comme le retrait ou le blocage de contenus jugés illégaux pourront être prises, sous contrôle de la justice.
Le communiqué insiste également sur la protection des victimes, en garantissant la confidentialité des procédures si nécessaire et en évitant toute forme de stigmatisation.
À travers cette annonce, le gouvernement appelle les citoyens à faire preuve de responsabilité dans l’usage des outils numériques afin de préserver un espace en ligne respectueux des lois et des valeurs démocratiques.
