Kinshasa, 3 mars 2026-Le village de Kazinga, situé dans le groupement Nyamaboko 1er, en territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, est de nouveau passé sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23 ce mardi 3 mars 2026, à l’issue de combats intenses contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par des groupes d’autodéfense dits « wazalendo ».
Selon des sources locales jointes sur place, les affrontements ont éclaté tôt dans la matinée, avec des échanges de tirs nourris entendus pendant plusieurs heures. La situation a rapidement provoqué des mouvements de panique au sein de la population civile.
Plusieurs habitants ont fui vers les localités environnantes, cherchant refuge dans des zones jugées plus sûres.
En début d’après-midi, les combattants de l’AFC/M23 auraient pris le contrôle du village, contraignant les forces loyalistes à se replier. À ce stade, aucun bilan officiel n’est disponible concernant d’éventuelles pertes humaines ou dégâts matériels, mais la crainte d’un alourdissement de la situation humanitaire demeure.
Le territoire de Masisi reste l’un des principaux foyers d’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.
Depuis plusieurs mois, les combats opposent régulièrement les Forces armées de la République démocratique du Congo aux éléments de l’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 mars, entraînant des déplacements massifs de populations et aggravant la crise sécuritaire et humanitaire dans la région.
La reprise de Kazinga illustre une nouvelle fois la volatilité de la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu, où les lignes de front demeurent mouvantes et les populations civiles particulièrement exposées aux conséquences des affrontements.
