Kinshasa, 9 mars 2026- Au lendemain des incidents survenus lors du derby lushois face au Football Club Saint-Éloi Lupopo, le Tout Puissant Mazembe a dans un communiqué officiel, exprimé sa vive indignation et dénoncer les violences qui ont conduit à l’interruption de la rencontre disputée dans son stade à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo.
Dans ce document, le club de Kamalondo évoque des faits « d’une gravité sans précédent » ayant marqué cette affiche du championnat national. Selon Mazembe, dès les premières minutes du match, des projectiles auraient été lancés depuis les tribunes en direction de l’arbitre de ligne et des joueurs, contraignant l’arbitre central à interrompre le jeu à plusieurs reprises.
Le club affirme également que la situation a dégénéré à la mi-temps lorsque des supporteurs ont envahi la pelouse, rendant impossible toute reprise de la rencontre. Ces incidents auraient plongé l’enceinte sportive dans un climat de chaos, entraînant l’arrêt définitif du match.
Dans son communiqué, le club noir et blanc dresse un bilan matériel qu’il qualifie de lourd. Plusieurs installations du stade auraient été endommagées, notamment des sièges arrachés, des grilles de séparation détériorées et des portails forcés.
Des véhicules stationnés dans l’enceinte auraient également été caillassés, tandis que certaines infrastructures auraient été vandalisées.
Face à cette situation, la direction du club indique avoir procédé, en présence des délégués de la Ligue nationale de football (LINAFOOT) et des éléments de la Police nationale congolaise, à un constat des dégâts enregistrés dans les tribunes et les différentes installations du stade.
Le club lushois condamne fermement ces actes qu’il qualifie d’« inqualifiables » et estime que ces violences portent atteinte à l’image du football congolais sur la scène nationale et internationale.
Dans la foulée, Tout Puissant Mazembe exige des instances sportives, notamment la Ligue nationale de football et la Fédération congolaise de football association (FECOFA), une condamnation ferme des faits ainsi que l’identification et la sanction des auteurs, commanditaires et complices de ces violences.
Le club réclame également la réparation des dégâts causés à ses installations et l’indemnisation des personnes blessées lors de ces incidents. Par ailleurs, il affirme mettre à la disposition des autorités compétentes les images issues du système de vidéosurveillance du stade afin de faciliter les enquêtes.
En outre, le club de Kamalondo dit se réserver le droit d’engager des actions judiciaires et disciplinaires qu’il jugera nécessaires pour faire valoir ses droits et obtenir réparation.
Mazembe rappelle, pour conclure, que le football doit rester un espace de fair-play, de respect et de fraternité, et assure qu’il défendra ses intérêts avec détermination face à ces événements qui ont terni l’image du sport roi en République démocratique du Congo.
