Kinshasa, 11 mars 2026- Une explosion survenue dans la matinée du mercredi 11 mars 2026 à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a coûté la vie à une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF ainsi qu’à deux autres civils, selon des sources concordantes.
L’explosion a touché une résidence située près de la Grande Barrière, à la frontière entre Goma et Gisenyi. Les victimes se trouvaient à l’intérieur du bâtiment au moment des faits. Des dégâts matériels importants ont également été signalés sur la maison visée et dans des habitations environnantes.
Plusieurs témoins congolais vivant du côté congolais de la frontière affirment avoir entendu, moins de deux minutes avant les explosions, un bruit semblable à celui d’un petit avion en provenance de Gisenyi, au Rwanda.
Selon ces témoignages, un drone aurait largué deux bombes : l’une serait tombée dans le lac Kivu, tandis que l’autre aurait frappé la résidence de Monsieur Pascal, responsable de Kivu Motors. L’attaque aurait provoqué la mort de trois personnes, dont l’humanitaire française.
Ces éléments alimentent les soupçons selon lesquels le bombardement aurait été mené depuis le Rwanda. Selon plusieurs sources locales, l’objectif pourrait être de créer la confusion et de nuire aux relations diplomatiques entre la République démocratique du Congo et la communauté internationale.
Ces dernières années, ces relations se sont renforcées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment autour des dénonciations internationales visant le régime du président rwandais Paul Kagame concernant les violences persistantes dans l’est de la RDC.
Face à la situation, le président français Emmanuel Macron a confirmé la mort de la ressortissante française et exprimé la solidarité de la France envers sa famille et ses collègues.
« Une humanitaire française de l’UNICEF a été tuée à Goma. À sa famille, à ses proches, à ses collègues, j’adresse le soutien et l’émotion de la Nation », a-t-il déclaré, appelant également au respect du droit international humanitaire et à la protection du personnel engagé dans les opérations d’aide.
Par ailleurs, le Rwanda fait déjà face à des pressions diplomatiques et à des sanctions internationales qui commencent à affecter son économie. Selon plusieurs sources, de nouvelles sanctions américaines pourraient entrer en vigueur d’ici le 1er avril afin de pousser Kigali à retirer ses forces du territoire congolais.
Des enquêtes sont actuellement en cours pour établir les circonstances exactes de cette explosion. La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) participe notamment aux investigations à Goma.
Les technologies modernes, notamment les moyens satellitaires, pourraient permettre de retracer l’origine de l’attaque et d’établir clairement les responsabilités dans cet incident qui a coûté la vie à plusieurs civils.
