Kinshasa, 13 mars 2026- Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Maître Jean-Claude Katende, a tiré la sonnette d’alarme sur l’état de l’avenue Lac Kipipo 2 à Lubumbashi, devant la résidence de Michel Kabwe, Président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga.
Dans un message relayé sur X ancien Twitter ce dernier déclare « Nous sommes à Lubumbashi sur l’avenue Lac Kipipo 2, devant la résidence du Président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, M. Michel Kabwe (clôture jaune), l’avenue est abîmée de telle sorte que la boue est partout », écrit-il, décrivant avec précision le spectacle désolant auquel sont confrontés les habitants et les passants.
A en croire ce dernier, la boue envahit la chaussée, rendant la circulation des véhicules et des piétons extrêmement difficile, tandis que le terrain public reste à l’abandon.
« Monsieur Kabwe ne s’en occupe pas », poursuit Katende, pointant directement la responsabilité du président de l’Assemblée provinciale. Selon lui, cette absence d’action illustre un mépris inquiétant pour les infrastructures publiques et le bien-être de la population.
« Même juste faire mettre de la terre sur l’avenue n’est pas son problème », ajoute-t-il, soulignant le caractère minimal des interventions nécessaires pour rendre cette voie praticable.
Ce constat met en lumière un contraste saisissant : la résidence du président est protégée, tandis que l’espace public autour est laissé dans un état de délabrement total.
« Qui a élu ce monsieur ? » s’interroge et conclut Maître Katende, lançant une interpellation directe aux électeurs et à la population.
D’aucuns estiment que si l’avenue devant la résidence du président de l’Assemblée provinciale est dans un tel état, cela laisse craindre pour l’état des routes dans le reste de la province. Les infrastructures routières étant déjà connues pour leur dégradation, cette négligence au cœur de Lubumbashi est un indicateur inquiétant de la gestion des voies publiques sur l’ensemble du Haut-Katanga, et met en question la priorité accordée à l’entretien des routes par les autorités provinciales.
Pour les habitants de Lubumbashi, l’urgence est de voir des mesures concrètes, avant que l’indifférence d’un élu ne devienne un symbole de désengagement total et de gouvernance déficiente.
