Kinshasa, 13 mars 2026- Les organisations de la société civile du Nord-Kivu tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme après une série de catastrophes humaines enregistrées sur le site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi. Selon elles, plus de 850 personnes ont perdu la vie en l’espace de six mois dans cette zone d’exploitation artisanale.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 13 mars à Beni, ces organisations disent exprimer leur profonde indignation face à ces pertes humaines répétées et dénoncent ce qu’elles qualifient d’exploitation minière dangereuse et anarchique.
Elles exigent la fermeture pure et simple de l’exploitation minière dans cette zone qu’elles considèrent comme extrêmement risquée pour les creuseurs.
Selon leur communiqué, la zone minière de Rubaya est devenue le théâtre de drames à répétition, marqués notamment par des éboulements meurtriers et d’autres accidents liés aux conditions précaires d’exploitation.
Les acteurs de la société civile affirment suivre avec inquiétude la situation dans cette localité située dans le groupement Matanda, au village Luundje, où l’activité minière artisanale attire chaque jour des milliers de creuseurs.
Face à cette situation jugée alarmante, ces organisations appellent les autorités de la République démocratique du Congo à prendre des mesures urgentes pour sécuriser le site et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines. Elles estiment que cette région, pourtant riche en ressources minières, demeure marquée par une exploitation peu encadrée et à haut risque pour les travailleurs.
La société civile insiste également sur la nécessité d’une réforme profonde de la gestion des sites miniers artisanaux, afin de garantir des normes de sécurité minimales et protéger les populations qui dépendent de cette activité pour leur survie.
