Kinshasa, 13 mars 2026- La Coalition nationale des volontaires pour la défense de la patrie Wazalendo (CNVDP-WAZ) a annoncé la destitution et la radiation de Willy Mishiki de ses rangs. La décision est contenue dans une note officielle signée à Kinshasa le 13 mars 2026.
Dans ce document, la coalition indique avoir désavoué l’ancien président du Conseil des sages, l’accusant d’avoir tenu des déclarations publiques jugées « incendiaires » et contraires aux orientations de l’organisation. Les responsables du mouvement affirment que ces prises de position ont été faites sans consultation préalable du directoire national ni des autres instances dirigeantes de la coalition.
La CNVDP-WAZ évoque notamment des propos attribués à Willy Mishiki lors d’une intervention sur la chaîne internationale TV5 Monde le 11 mars 2026.
Au cours de cette interview, il aurait déclaré que des combattants Wazalendo s’étaient organisés depuis le Parc national des Virunga afin de reprendre la ville de Goma et qu’ils se trouvaient à proximité du territoire de Nyiragongo Territory.
Selon la coalition, ces déclarations sont jugées inexactes et susceptibles de porter atteinte à la crédibilité de leur lutte dans le contexte du conflit armé qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.
En conséquence, la décision précise que Willy Mishiki ne peut plus engager la coalition, que ce soit en interne ou sur la scène publique. La CNVDP-WAZ souligne également que toutes ses interventions ou déclarations ne peuvent désormais plus être considérées comme représentant la position officielle du mouvement.
En attendant la désignation d’un nouveau responsable, les fonctions du Conseil des sages seront assurées par Jacques Katulanya.
La coalition affirme enfin que cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’appel à la mobilisation patriotique lancé par le président Félix Tshisekedi face à ce qu’elle qualifie d’agression contre la République démocratique du Congo dans sa partie orientale.
Rappelons que Willy Mishiki avait affirmé, au nom du groupe Wazalendo, que leurs combattants se trouvaient « à la porte de » Goma et se préparaient à reprendre la ville.
Il avait également soutenu que les bombes qui avaient causé la mort d’une humanitaire de l’UNICEF auraient été larguées par l’ennemi en réaction à la menace des Wazalendo de reconquérir la ville.
