Kinshasa, 17 mars 2026- Le ministère des Mines chapoté par Louis Watum Kabamba a annoncé une série de mesures de rigueur et de protection humaine à la suite du drame survenu dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 sur le site de Safi, à Kakanda, dans la province du Lualaba, ayant causé la mort de onze creuseurs artisanaux.
Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises indiquent que cet accident tragique s’est produit dans la concession de Boss Mining, Groupe ERG, après un éboulement qui a surpris des exploitants présents dans une zone pourtant formellement interdite. Le bilan provisoire fait état de onze compatriotes décédés.
Face à ce drame, le ministère des Mines a présenté ses condoléances aux familles des victimes et assuré les blessés de sa solidarité. Il précise que, dès les premières heures, les services de l’État, en coordination avec les autorités provinciales et les équipes de secours, ont été mobilisés pour assister les victimes et mener les opérations de recherche.
Parallèlement, une enquête a été diligentée afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident. Selon le ministère des Mines, cette investigation vise notamment à comprendre comment des personnes non autorisées ont pu accéder à une zone interdite d’exploitation.
S’appuyant sur les conclusions de cette enquête, le gouvernement entend désormais prévenir la répétition de tels drames. Il annonce ainsi une série de mesures axées sur la dignité et la formalisation du secteur minier artisanal.
Dans ce cadre, le ministère des Mines a indiqué qu’un processus de relocalisation assistée des exploitants artisanaux sera engagé. Il prévoit l’identification et le transfert progressif des creuseurs vers des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) aménagées, avec l’appui du SAEMAPE et des autorités provinciales.
D’après le communiqué, l’objectif est de garantir la sécurité des exploitants tout en encadrant leurs activités dans un cadre légal.
Le ministère insiste également sur le renforcement de la sécurité et de l’encadrement des exploitants de bonne foi, en leur offrant des conditions de travail dignes, en dehors des périmètres industriels, ainsi qu’un accompagnement technique et sécuritaire permanent assuré par les services de l’État.
En outre, le ministère des Mines réaffirme sa volonté de mettre fin à l’exploitation minière illégale et d’accélérer la formalisation du secteur artisanal. Une démarche qui s’inscrit, selon le communiqué, dans le respect de la législation en vigueur et dans la nécessité de protéger les vies humaines.
