Kinshasa, 17 mars 2026- Cette semaine s’annonce cruciale pour la région des Grands Lacs, alors que l’administration Trump organise des discussions entre responsables rwandais et congolais à Washington afin de relancer les accords de paix défaillants dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon TheAfricaReport.com, il s’agira de la première rencontre depuis les sanctions imposées début mars par le Trésor américain aux Forces de défense rwandaises (FDR) et à quatre hauts responsables militaires rwandais.
D’après les mêmes sources, les entretiens, prévus en fin de semaine au Département d’État américain, réuniront des délégations des deux pays.
Du côté rwandais, Mauro De Lorenzo, conseiller principal du président Paul Kagame, et le général de brigade Patrick Karuretwa, directeur général rwandais de la coopération militaire internationale, devraient participer. Pour la RDC, la délégation comprendra Patrick Luabeya, envoyé spécial du président Félix Tshisekedi.
Des représentants du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche et du Bureau des affaires africaines du département d’État mèneront les discussions.
La Maison-Blanche attribue en grande partie la poursuite des violences dans l’est du Congo au soutien présumé du Rwanda au groupe rebelle M23. Des rumeurs indiquent que des sanctions supplémentaires pourraient viser le secteur économique rwandais, notamment certaines banques et la branche commerciale du parti de Kagame, Crystal Ventures, si la situation ne s’améliore pas.
Les effets des sanctions sont déjà perceptibles : le champion national rwandais, l’Armée Patriotique Rwandaise Basketball Club (APR BBC), a dû se retirer de la saison 2026 de la Basketball Africa League (BAL).
Au Congo, Kinshasa n’échappe cependant pas aux critiques. La frappe de drone ayant coûté la vie à un travailleur humanitaire français de l’UNICEF à Goma suscite des interrogations sur les stratégies militaires du gouvernement congolais.
Les responsables américains craignent que la focalisation sur la responsabilité rwandaise n’encourage les forces de Kinshasa à adopter des actions plus agressives, risquant de compliquer davantage la situation sécuritaire dans l’est du pays.
