Kinshasa, 20 mars 2026- Le village Konga en territoire de Mitwaba dans la province du Haut-Katanga est actuellement contrôlé par le Mouvement Debout Katanga pour la Libération du Congo (MDKC), un groupe rebelle récemment apparu dans cette partie du pays.
L’information intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile en République démocratique du Congo, marqué par la persistance de groupes armés dans plusieurs provinces.
Selon une vidéo relayée par le journaliste Steve Wembi reconnu pour sa proximité avec le M23-AFC, ce mouvement justifie sa rébellion contre le pouvoir en place par ce qu’il qualifie de « retour de la tyrannie ». Le MDKC évoque également des violations de la Constitution, sans toutefois en apporter de preuves détaillées, ainsi que des accusations de détournement de deniers publics par des proches du président Félix Tshisekedi.
Le groupe rebelle affirme en outre que plusieurs figures politiques katangaises auraient été victimes de maltraitance et contraintes à l’exil, alimentant ainsi, selon lui, les motivations de son soulèvement.
Kinshasa avait déjà tiré la sonnette d’alarme
Cette situation survient alors que le gouvernement congolais avait récemment alerté sur la possibilité d’une résurgence de groupes rebelles dans le Haut-Katanga. Les autorités évoquaient notamment un risque de connexions entre ces nouvelles formations et l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23), actif dans l’est du pays.
Selon Kinshasa, certains de ces groupes pourraient entretenir des liens avec les miliciens de Bakata-Katanga, connus pour leurs revendications séparatistes.
L’objectif présumé serait de déstabiliser une province stratégique, riche en ressources minières.
Le gouvernement avait indiqué que les services de sécurité devraitent poursuivre leurs enquêtes afin d’établir d’éventuelles connexions entre les groupes armés opérant dans l’est, notamment autour des villes de Goma et Bukavu, et ceux signalés dans le sud du pays.
Pendant ce temps, la province du Haut-Katanga traverse une crise institutionnelle préoccupante. Le gouverneur Jacques Kyabula est bloqué à Kinshasa depuis près d’une année, tandis que le vice-gouverneur Martin Kazembe, assurant l’intérim, semble davantage concentré sur la consolidation de son pouvoir.
Une situation qui contraste avec l’urgence sécuritaire, alors que la province fait face à une nouvelle menace rebelle.
