Kinshasa, 21 mars 2026- La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé son incapacité à organiser, dans les délais prévus, l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru, pourtant reprogrammée au 7 avril 2026 après un premier report. Réunie en plénière le 20 mars 2026 à Kinshasa, la centrale électorale évoque des contraintes financières qui l’empêchent de poursuivre les opérations liées à ce scrutin. Dans un communiqué signé par son rapporteur adjoint, Paul Muhindo, l’institution indique ne plus être en mesure de respecter le calendrier électoral en cours.
La CENI précise toutefois que la poursuite du processus reste conditionnée à la mise à disposition des ressources nécessaires. Elle rappelle qu’en vertu de l’article 166 de la loi électorale, le scrutin doit être organisé dans les quinze jours suivant la publication de la liste définitive des candidats, attendue le 23 mars 2026.
En amont, la CENI avait publié, le 4 mars 2026, la liste provisoire des candidatures déclarées recevables, comprenant 11 dossiers, avec une faible représentation féminine. Cette liste avait été affichée au Secrétariat exécutif provincial à Lusambo, siège de l’administration électorale dans la province.
Le calendrier réaménagé prévoyait notamment les recours sur candidatures du 6 au 7 mars, leur traitement du 9 au 15 mars, puis la publication de la liste définitive le 23 mars. S’en suivaient les accréditations, la campagne électorale du 3 au 5 avril et la tenue du scrutin le 7 avril, avant les phases contentieuses et la proclamation des résultats définitifs le 24 avril.
Ce processus électoral avait été engagé à la suite d’une demande du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, adressée au président de la CENI, Denis Kadima, pour combler la vacance à la tête de l’exécutif provincial.
Cette vacance fait suite à l’arrêt rendu le 24 octobre 2025 par la Cour constitutionnelle, qui a validé la déchéance du gouverneur du Sankuru décidée par l’Assemblée provinciale. La haute juridiction avait alors appelé à l’organisation de nouvelles élections conformément à la Constitution.
Faute de financement, l’incertitude demeure désormais sur la tenue effective de ce scrutin, pourtant attendu pour d’ôter la province du Sankuru d’un nouvel exécutif.
