Kinshasa 21 mars 2026- À Kinshasa, l’opposant Delly Sesanga a vivement critiqué la gouvernance du président Félix Tshisekedi, dressant un réquisitoire sans concession contre ce qu’il qualifie de « huit ans de souffrance » imposés au peuple congolais.
Dans un point de presse, ce dernier évoque « de lourds sacrifices » consentis par la population au profit, selon lui, « d’un système de jouissance et d’enrichissement d’une minorité de la classe dirigeante ». Il dénonce également « l’inefficacité et l’incapacité de l’État à accomplir ses missions minimales », pointant notamment des retards récurrents dans le paiement des salaires des fonctionnaires et agents publics.
Sur le plan urbain, Delly Sesanga décrit une capitale en difficulté. Il fustige les embouteillages qui « étranglent » Kinshasa, accusant les autorités de se déplacer « au son des sirènes et sous l’éclat des gyrophares », loin des réalités quotidiennes de la population. Il critique également l’état d’insalubrité avancée de la ville, évoquant des déchets omniprésents, des routes dégradées et un désordre urbain persistant.
Pour l’opposant, cette situation traduit un manque de gouvernance et une incapacité du pouvoir à répondre aux attentes fondamentales des citoyens. Il estime que ces « huit années » appellent à un examen rigoureux du bilan du régime en place, qu’il qualifie de « pouvoir défaillant », pointant sa responsabilité dans l’insécurité, la désorganisation et la détresse sociale.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique marqué par la montée des critiques de l’opposition à l’approche des échéances électorales à venir en République démocratique du Congo.
