Kinshasa, 22 mars 2026- Le colonel Biyoyo aurait été porté disparu à Goma le 19 mars 2026 vers 15 heures, après avoir été contacté par le colonel Imani Nzenze, selon une déclaration signée par l’honorable Mwami Radjabu, président de la Fondation Mwami Radjabu.
Depuis ce contact, l’officier n’aurait plus donné signe de vie, alimentant de nouvelles inquiétudes au sein de l’AFC/M23 et relançant les accusations internes au sein du mouvement rebelle.
Dans ce document rendu public le 21 mars 2026, Mwami Radjabu affirme que le colonel Biyoyo avait déjà été victime d’une embuscade à Kibumba tendue par le colonel Imani Nzenze, au cours de laquelle il aurait échappé à la mort mais perdu un membre de son escorte. Le texte évoque un climat de rivalités internes au sein de l’AFC/M23, marqué par des affrontements entre officiers et une lutte de positionnement qui freinerait le fonctionnement interne du mouvement.
D’après le sens du document, le colonel Imani Nzenze, présenté comme officier de renseignements, serait accusé de se détourner de sa mission sécuritaire pour traquer des officiers supérieurs à Goma et à Bukavu, dans le but de consolider son influence. Il est accusé de semer la peur et le désordre au sein du mouvement, en intimidant certains cadres et en exploitant sa fonction pour asseoir son autorité.
Mwami Radjabu affirme également que le colonel Nzenze serait impliqué dans l’enlèvement de son propre frère, dont il réclame la restitution des restes pour un enterrement digne. Il appelle à ce que des mesures soient prises pour établir les responsabilités et mettre fin à ce qu’il qualifie de dérives internes.
Conflits internes au sein du M23-AFC
Cette nouvelle accusation intervient quelques jours seulement après un autre témoignage interne mettant déjà en cause le colonel Imani Nzenze dans la mort de l’artiste musicien Delcat Idengo et de Magloire Paluku dans des zones sous contrôle du M23.
Dans cette affaire, un haut cadre du mouvement accusait le même officier d’avoir commandité les attaques contre des civils et dénonçait des enlèvements, des arrestations arbitraires et des pratiques de séquestration dans les territoires occupés.
Ces révélations successives renforcent l’image de profondes tensions internes au sein du M23, avec des accusations croisées entre cadres et officiers, et soulèvent des interrogations sur la gestion sécuritaire dans les zones sous contrôle rebelle.
