Kinshasa, 22 mars 2026- Au total 71 sénateurs avaient apposé leurs signatures depuis le 16 mars 2026, sur une pétition réclamant la déchéance du deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, Modeste Bahati Lukwebo. Ce nombre dépassait largement le seuil requis pour rendre la procédure recevable au sein de la chambre haute.
Dans leur initiative, les signataires évoquaient plusieurs griefs à l’encontre de l’élu du Sud-Kivu, notamment une insuffisance dans la coordination du contrôle parlementaire, un manque d’initiative face aux dérives de la gouvernance publique, ainsi qu’un déficit de transparence dans ses relations avec certaines institutions, dont la Cour des comptes et le Conseil économique et social. Ils estimaient également que ces manquements portaient atteinte à la crédibilité du Sénat.
Cependant, avant même que la procédure n’aboutisse à son examen formel, Modeste Bahati Lukwebo avait choisi de démissionner de ses fonctions, mettant ainsi un terme anticipé à cette initiative parlementaire.
Avec 71 signatures réunies, la pétition traduisait ainsi l’ampleur du malaise au Sénat, dans un dossier qui aura profondément marqué l’actualité politique récente en République démocratique du Congo.



