Lubumbashi, 23 mars 2026- L’Institut de Recherche en Droit Humain ( IRDH) alerte sur la léthargie de l’État dans la provinciale du Haut-Katanga secouée par une crise institutionnelle. Dans un communiqué signé par son Coordonnateur, Maître Hubert Tshiswaka Masoka, l’organisation évoque la situation critique des déplacés de guerre venant du nord et du Sud-Kivu.
L’Organisation de droits de l’homme évoque au total 523 personnes, dont 240 enfants, 153 femmes et 130 hommes en situation humanitaire précaire. D’après l’IRDH, ces déplacés ont passé la nuit à la belle étoile devant le Gouvernorat, dans le froid, sans assistance ni prise en charge par les autorités provinciales.
Un drame résulte selon l’IRDH , du bicéphalisme de fait de l’exécutif provincial : l’absence prolongée du Gouverneur et l’autorité limitée de son intérimaire qui paralysent toute action publique au détriment des administrés, violant ainsi leurs droits fondamentaux.
Avant cette manifestation publique, les déplacés avaient déjà adressé plusieurs lettres au Gouverneur, restées sans réponse, tandis que l’IRDH appelait depuis février 2026 à leur identification, à une assistance sanitaire et humanitaire urgente, à la sécurisation de leurs lieux d’accueil et à un accompagnement pour les enfants dont l’éducation est interrompue.
Face à la médiatisation, révéle l’IRDH, le Gouvernorat a remis symboliquement 300 USD aux déplacés et les a renvoyés vers la CENCO, l’UNICEF et le HCR, révélant l’incapacité de l’État à répondre aux besoins les plus élémentaires.
Au regard de cette situation, l’Organisation recommande aux autorités provinciales et nationales d’agir sans délai pour protéger les populations. Elle appelle à l’identification et au recensement immédiats des familles déplacées afin de leur fournir une assistance humanitaire d’urgence et à leur relocalisation vers des sites sécurisés et aménagés.
Rappelons que plusieurs voix dénoncent l’inaction du gouverneur intérimaire dans différents dossiers. Certains observent qu’il semble plus préoccupé à asseoir son pouvoir en l’absence de son titulaire, rappelé à Kinshasa, qu’à répondre aux urgences des populations vulnérables, laissant ainsi les citoyens exposés à l’indifférence et à l’abandon des institutions.
