Kinshasa, 24 mars 2026- La fabrication et la commercialisation des boissons frelatées sont désormais formellement interdites à Kinshasa, à l’issue d’une réunion interministérielle tenue mardi 24 mars dans la capitale de la République démocratique du Congo. La décision ressort d’un communiqué conjoint des ministères provinciaux de la Santé, de la Jeunesse, de l’Industrie et du Commerce.
Selon ce document officiel, la séance de travail a réuni trois membres de l’exécutif provincial, notamment le ministre provincial de la Santé Patricien Gongo, celui de la Jeunesse Bob Amiso ainsi que le ministre provincial de l’Industrie et du Commerce Fiston Lukwebo. Les autorités provinciales ont centré leurs échanges sur la nécessité d’interdire strictement la production et la vente des boissons frelatées qui circulent dans plusieurs coins de la capitale.
L’objectif principal de cette mesure est de protéger la santé de la population kinoise, particulièrement les jeunes qui constituent la principale cible et les principaux consommateurs de ces boissons jugées dangereuses. Les autorités ont souligné que ces produits, souvent fabriqués dans des conditions non contrôlées, représentent une menace sérieuse pour la santé publique et contribuent à la dégradation des conditions de vie des jeunes.
Au cours de cette réunion, les participants ont également insisté sur l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance du marché afin d’éradiquer la production clandestine et la commercialisation de ces boissons toxiques.
Une coordination entre les services de santé, les structures de contrôle industriel et les autorités chargées du commerce devrait être mise en place pour assurer l’application effective de cette interdiction.
Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités provinciales de Kinshasa de lutter contre la prolifération des produits impropres à la consommation et de promouvoir un environnement sain pour la jeunesse.
Elle devrait être accompagnée de campagnes de sensibilisation et de mesures répressives contre les fabricants et distributeurs qui ne respecteront pas cette nouvelle réglementation.
Des sources proches du dossier indiquent que d’autres réunions techniques pourraient être organisées dans les prochains jours afin de définir les modalités pratiques d’application de cette interdiction et les sanctions prévues contre les contrevenants.
