Kinshasa, 4 avril 2026- Six combattants rebelles de la coalition Twirwaneho–M23–RDF se sont rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), jeudi 2 avril 2026, révélant des conditions de vie difficiles au sein du mouvement et dénonçant des exactions contre les populations civiles dans l’Est du pays.
Selon leurs témoignages, ces combattants ont volontairement quitté les rangs de la coalition armée après avoir vécu dans des conditions de grande précarité, marquées notamment par le manque de nourriture, de soins médicaux et de moyens de subsistance. Ils affirment que la situation au sein du groupe est devenue insoutenable, poussant plusieurs éléments à envisager la reddition.
D’après ces sources, les populations Banyamulenge seraient particulièrement affectées par la situation sécuritaire, certains civils étant accusés d’être utilisés comme boucliers humains dans les zones de combat.

Les combattants ayant fait défection évoquent également des pressions exercées sur les communautés locales, alimentant un climat de peur et d’insécurité dans plusieurs localités de l’Est de la République démocratique du Congo.
Ils dénoncent par ailleurs l’usage de méthodes violentes pour empêcher toute tentative de défection. Selon leurs déclarations, des bombardements visant des civils et même du bétail seraient utilisés comme moyen de dissuasion contre ceux qui souhaiteraient abandonner le mouvement ou s’opposer à ses actions. Ces pratiques, affirment-ils, viseraient à maintenir une emprise totale sur les combattants et les populations environnantes.
Les mêmes témoignages font état d’une stratégie visant à instaurer un climat de terreur afin d’influencer les perceptions autour du conflit et de consolider le contrôle du mouvement sur certaines zones. Cette situation contribuerait à aggraver la crise humanitaire et sécuritaire déjà préoccupante dans l’Est du pays.
La reddition de ces six combattants est perçue par certaines sources militaires comme un signal encourageant, pouvant inciter d’autres éléments armés à quitter les groupes rebelles et à rejoindre le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les appels à l’abandon des armes et au retour à la paix.
