Kinshasa, 12 juin 2026 – La plateforme citoyenne Initiative Simama Grands Lacs (ISGL) a condamné les violences survenues lors du sit-in organisé par l’opposition à Kinshasa contre un éventuel projet de révision constitutionnelle, appelant les autorités à faire toute la lumière sur les incidents.
Dans une déclaration rendue publique vendredi, cette organisation de la société civile engagée dans la promotion de la bonne gouvernance, de la paix et de la démocratie dénonce ce qu’elle considère comme une répression excessive à l’encontre des manifestants. Selon l’ISGL, les événements enregistrés au cours de cette mobilisation constituent une atteinte grave aux libertés publiques et au droit de manifester pacifiquement.
La plateforme estime que le recours à la force observé lors de la dispersion du rassemblement risque d’aggraver les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par un débat sensible autour d’une éventuelle révision de la Constitution.
Face à cette situation, l’ISGL réclame l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et transparente afin d’établir les responsabilités. Elle demande également que des sanctions soient prises contre les auteurs présumés des violences, dans le respect des procédures judiciaires en vigueur.
Le coordonnateur national de l’ISGL, Samuel Matabaro, a insisté sur la nécessité pour les autorités de garantir la protection des citoyens et le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique.
L’organisation appelle par ailleurs le président de la République, Félix Tshisekedi, à clarifier sa position sur la question de la révision constitutionnelle. Selon elle, un renoncement public à toute modification de la loi fondamentale contribuerait à apaiser le climat politique et à renforcer la cohésion nationale.
Alors que les versions divergent sur le déroulement des événements et le bilan des violences, les réactions continuent de se multiplier au sein de la classe politique et de la société civile, illustrant la sensibilité du débat constitutionnel en République démocratique du Congo.
