Kasumbalesa, 18 juin 2026 – La famille de Marie Mushiya, 17 ans, décédée dans des circonstances liées à une présumée tentative d’avortement, accuse la magistrate chargée du dossier de poser des actes susceptibles de compromettre la manifestation de la vérité.
Selon les proches, la jeune fille, orpheline de mère et hébergée par sa tante maternelle, avait disparu de son domicile avant d’être ramenée dans un état critique par un infirmier identifié comme Ngoie Kipange Petro. Peu après, son décès a été constaté.
Interpellé par la Brigade judiciaire, l’infirmier a été placé à la disposition du parquet de Kasumbalesa. Il aurait déclaré avoir administré des soins contre la malaria et la fièvre typhoïde à la victime après, il a onstaté qu’elle était enceinte.
L’avocat de la famille affirme cependant que l’instruction connaît plusieurs irrégularités. Il accuse la magistrate Sarah Mokili Tokolombi présentée comme premier substitut du Procureur, d’avoir retardé l’audition des plaignantes et dénonce des manœuvres qui, selon lui, viseraient à obtenir la libération du suspect.
La famille dit avoir demandé la déportation de la magistrate sans obtenir gain de cause et appelle les autorités judiciaires compétentes à intervenir afin de garantir une enquête impartiale.
Pour l’avocat de la famille, les agissements dénoncés dans ce dossier jettent un sérieux discrédit sur l’administration de la justice à Kasumbalesa. Il estime que de telles pratiques sont incompatibles avec la vision d’un État de droit prônée en République démocratique du Congo.
Face aux soupçons de partialité et aux inquiétudes exprimées par les plaignantes, il appelle le chef de parquet de Kasumbalesa ainsi que le Procureur général près la Cour d’appel à se saisir du dossier afin de garantir une instruction impartiale, transparente et conforme à la loi.
