Kinshasa, 31 juillet 2025- L’ancien inspecteur général des Finances, Jules Alingete, a brisé le silence ce jeudi pour faire taire une rumeur persistante circulant sur les réseaux sociaux. Sur son compte X (anciennement Twitter), il a catégoriquement nié avoir commenté, de près ou de loin, le procès actuellement en cours contre Constant Mutamba, ex-ministre d’État en charge de la Justice.
« Je n’ai accordé aucune interview ni fait aucune déclaration concernant le procès de l’ancien Ministre d’État, Ministre de la Justice. Le contenu relayé est une pure manipulation orchestrée par mes détracteurs dans le but de nuire à ma réputation. Je me réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre l’auteur de cette machination », a-t-il dénoncé, réagissant aux propos qui lui ont été attribués.
Cette mise au point intervient alors que le procès de Constant Mutamba continue d’alimenter les débats en RDC. Accusé de détournement de 19 millions USD destinés à la construction d’une prison à Kisangani, l’ancien ministre est soupçonné d’avoir orienté les fonds vers une société fictive appelée Zion Construction, sans approbation préalable de la cheffe du gouvernement. L’affaire est suivie de près par l’opinion publique.
Depuis son ouverture le 9 juillet, le procès a déjà connu plusieurs rebondissements. À la première audience, la défense a tenté de faire invalider la procédure en invoquant des vices, notamment l’absence de levée d’immunité parlementaire. Ces arguments ont été écartés par la Cour. Lors de la deuxième audience, la défense a sollicité un report de 30 jours, qui a également été refusé. La Cour a maintenu la date du 4 août pour l’audition des témoins.
De son côté, Constant Mutamba conteste fermement les allégations portées contre lui. Il affirme qu’il n’a jamais eu accès aux fonds en question, affirmant avoir trouvé le solde déjà disponible à son entrée en fonction, sans y toucher. Selon lui, le dossier est purement politique, lié à ses prises de position sur des sujets sensibles comme la souveraineté nationale, la politique étrangère envers le Rwanda et son opposition à certaines figures du régime.
Dans sa stratégie de défense, Mutamba a requis la comparution de plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles la Première ministre Judith Suminwa, l’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo, l’actuel Inspecteur général des finances, ainsi que Jules Alingete. Il espère, par ces témoignages, démontrer que la responsabilité de la gestion des fonds ne reposait pas uniquement sur lui.
