Kinshasa, 11 novembre 2025- Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a pris une décision ferme mardi – toutes les mesures et décisions émanant des rebelles M23-AFC, soutenus par l’armée rwandaise, sont désormais annulées dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Cette annonce a été rendue publique à travers une série d’ordonnances présidentielles lues sur les antennes de la RTNC.
Ces textes officiels précisent que les nouvelles dispositions concernent spécifiquement le domaine judiciaire dans les zones encore sous l’emprise des groupes armés ou d’autres forces qualifiées de négatives. L’objectif est de restaurer l’autorité de l’État et de rappeler que la justice congolaise reste la seule légitime sur l’ensemble du territoire national.
L’une des ordonnances stipule clairement : « Sont nuls et de nul effet, tous les actes et décisions revêtant un caractère juridique et/ou judiciaire pris par les forces d’occupation ou leurs représentants, tendant à distraire et à soustraire la population des juges et des magistrats que la Constitution et les lois lui assignent. » Une mise au point juridique sans équivoque.
Cette initiative présidentielle intervient dans un contexte où, dans plusieurs localités comme Bukavu et Goma, les rebelles se sont arrogé le droit d’imposer des taxes, de nommer des magistrats et de promulguer leurs propres règles. Des pratiques jugées illégales et contraires à la souveraineté nationale.
En annulant ces décisions, Félix Tshisekedi entend non seulement réaffirmer l’autorité de la République démocratique du Congo sur ses provinces de l’Est, mais aussi marquer un tournant dans la lutte contre toute forme d’administration parallèle imposée par les forces d’occupation.
