Kinshasa, 19 novembre 2025- L’opposant congolais Seth Kikuni, candidat aux élections présidentielles de 2018 et 2023, a dénoncé mardi la confiscation « arbitraire » de son passeport par la Direction Générale de la Migration (DGM), plus d’un mois après son interpellation par des agents de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) à son arrivée à l’aéroport international de N’djili, le 18 octobre dernier.
Depuis, son document de voyage n’a jamais été restitué, le privant de son droit constitutionnel à la libre circulation dans un contexte politique marqué par la crispation et la méfiance envers les voix dissidentes.
Selon le leader du parti Piste pour l’Émergence, les démarches entreprises auprès des autorités se heurtent à des obstructions systématiques, allant du chantage à l’intimidation, jusqu’à des « propositions indécentes » émanant de certains fonctionnaires.
« Je me retrouve une fois de plus prisonnier d’un régime qui bafoue mon droit constitutionnel à la libre circulation », écrit-il, accusant la DGM d’être utilisée comme un instrument de contrôle politique.
Cette rétention prolongée de son passeport, que ni la DGM ni l’ANR n’ont encore publiquement justifiée, s’ajoute aux critiques déjà formulées par plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile quant à la gestion des libertés sous le régime de Félix Tshisekedi.
En attendant une clarification officielle, Seth Kikuni continue d’exiger la restitution immédiate de son document et de dénoncer ce qu’il considère comme une tentative manifeste d’étouffer son expression publique et ses activités politiques.
